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Jeudi 15 mai 2008
 

Le week-end qui suivit, Rachel resta. Son frère et ses parents étaient partis acheter les cadeaux de Noël sans qu’elle ait envie d’y aller avec eux. De plus, elle trouvait qu’ils s’y étaient mis un peu tard.

Dehors, signe que l’hiver s’était définitivement installé, la neige s’était enfin mise à tomber de bon matin, et un joli épais manteau blanc commençait à se former. Assise sur le rebord intérieur de sa fenêtre, Rachel contemplait l’extérieur, quand la sonnette d’entrée se fit entendre dans toute la maison. Elle sortit de son antre, dévala les escaliers et ouvrit la porte. Quelle ne fut pas sa surprise de voir Erwan à l’entrée.

-          Salut. Tu vas bien ?

-          Oui et toi ? Demanda la jeune femme avec un léger sourire. Entre.

   Erwan ne se fit pas prier pour franchir le pas de la porte. Rachel lui prit son blouson et son écharpe pour les accrocher au portemanteau.

-          Mika n’est pas là ?

-          Non, il est allé faire les courses de Noël avec les parents.

-          Tant mieux. C’est toi que je voulais voir.

-          Ah…

Erwan s’installa bien confortablement dans un fauteuil du salon. Soudainement, Rachel n’était pas rassurée. Bizarrement, elle avait peur de ce qu’il allait dire. Elle resta debout, plantée au milieu du salon, en face du jeune homme. Erwan lui demanda de fermer les yeux, presque de façon autoritaire. Malgré ses appréhensions, elle s’exécuta. Il se leva et vint lui prendre une main, dans laquelle il posa un petit paquet.

-          Qu’est-ce que c’est ? Et pourquoi ? Demanda Rachel.

-          C’est un cadeau de Noël. C’est pour te remercier d’être venue avec moi la dernière fois.

-          Mais non. Je l’ai fait avec plaisir. J’aime beaucoup ce groupe, dit-elle. Tiens.

Elle lui tendit le paquet qu’il lui avait donné.

-          Non, c’est à toi maintenant, répondit-il en le repoussant de la main. Tu l’ouvriras quand je serai parti.

-          Mais moi, je n’ai rien à t’offrir, continua Rachel, confuse. Si, je peux commencer par t’offrir à boire.

Rachel était déjà partie dans la cuisine avant qu’Erwan n’ait pu dire un mot. Il la suivit pour lui dire que ce n’était pas la peine. Quand il entra dans la pièce, la jeune femme essayait de prendre un verre dans un placard en hauteur, et un autre verre tomba. Erwan le rattrapa de justesse en tenant Rachel par la taille. Elle fut surprise, ses joues virèrent au rouge. Elle sentit le souffle chaud du jeune homme contre son oreille.

-          Tu es encore plus mignonne quand tu rougis, murmura-t-il.

Erwan desserra son étreinte et posa le verre en sécurité. Après son départ, Rachel était toujours aussi confuse. Elle décida d’ouvrir le paquet posé sur la table du salon. Il y avait un petit écrin et, à l’intérieur, une chaîne en or blanc avec un pendentif en forme de cristal de neige. Un  mot y était ajouté :

Aussi froide que la glace mais aussi belle que ce cristal.

Elle fit danser le collier entre ses doigts puis le mit à son cou. Elle monta dans sa chambre. Devant une glace, elle regarda les diamants du pendentif briller d’un éclat étrange. Elle rangea tout sous son pull et attendit que ses parents arrivent.

A Noël, ces derniers lui offrirent des cadeaux plus impersonnels les uns que les autres, des vêtements. Son frère était plus conscient de ce qui lui plaisait. Il lui offrit des livres, des dizaines de livres et de BD.

 

 

La fin du mois de janvier s’annonçait encore plus froide que décembre, quand ils reprirent les cours. La neige avait formé un épais manteau sur toute la ville. Mika accompagna Rachel au lycée, car elle avait de la peine à marcher dans la neige. De plus, les trottoirs dégagés étaient verglacés.  Ils étaient à peines arrivés que Mika était déjà sollicité pour des problèmes liés à la rentrée. Il lâcha salement sa petite sœur devant son casier.

-          Coucou !! Ça va ? J’espère que tu as passé de bonnes fêtes ? Dit une voix que la jeune femme commençait à connaître.

-          Bonnes. Et toi ? Demanda Rachel en esquissant un sourire à Erwan.

-          Oh, pour le mieux ! Je vois que ton frère est déjà en train de courir dans tous les sens, c’est ça le matin de la rentrée.

-          Oui, ça lui fait du bien. Pendant ces dernières vacances, je trouve qu’il a un peu grossi, avec les repas de fêtes.

Erwan proposa à Rachel de l’accompagner jusqu’à sa salle. Ensuite, chaque jour au matin, il fît de même. Il s’occupa de Rachel. Suite à cela, au fil des semaines, Rachel devint populaire pour son plus grand déplaisir. Elle voulait être tranquille et son frère ne faisait rien pour arranger les choses.

Un jour, entre midi et deux heures, elle avait trouvé un lieu de paix où personne n’irait la chercher. La salle de musique était un vaste lieu de calme et un grand piano à queue trônait en son centre. L’envie de pianoter quelques notes devint irrésistible pour la jeune femme qui pratiquait depuis plusieurs années. Après quelques gammes d’échauffement, une douce mélodie triste se fit entendre. La porte de la salle s’ouvrit et se referma sans un bruit. Rachel fut surprise par deux mains qui se posèrent sur ses épaules. Elle s’arrêta de jouer.

-          Non, continue. Tu joues très bien.

-          Tu sais, il y a des choses que tu ne sais pas sur moi, Erwan.

-          Ce n’est pas plus mal, dit Erwan en souriant.

-          Peux-tu faire en sorte que les élèves arrêtent de me faire des courbettes ? C’est chiant ! J’aime ma tranquillité.

-          Tout le monde te fait de la lèche. Que c’est mignon. Ton frère Mika et Loral sont tout puissants au conseil des élèves. C’est pour ne pas avoir de problème.

-          Et toi ? Demanda Rachel.

-          Moi, je…

   Erwan laissa sa phrase en suspend. Rachel comprit ce qu’il voulait dire et lui fit un tendre sourire.

-          Tu sais, j’ai trouvé le cadeau que tu pouvais me faire pour me remercier de l’autre.

-          Et c’est quoi ? Demanda Rachel en se tournant vers lui.

-          Ça…

   Erwan se pencha et embrassa délicatement les lèvres de la jeune fille. Puis il sortit de la pièce. Rachel ne bougea plus, tant sa surprise était grande. Quand elle reprit ses esprits, elle se dit qu’il fallait qu’elle voie son frère. Pour savoir s’il était au courant. Elle se mit à déambuler dans les couloirs, presque vides à cette heure-ci, mais par chance, elle trouva quelqu’un qui lui indiqua une salle dans un autre bâtiment. Arrivée à l’endroit dit, Rachel s’arrêta devant la porte, entendant des voix. Elle reconnut facilement celle de son frère mais  pas l’autre.

-          Ces dossiers me passent complètement au-dessus, dit Mika.

-          Tu as commencé à lui en parler ?

-          Je ne vois pas par où commencer. Je ne veux pas la décevoir. Si ce n’était que moi, il n’y aurait que nous deux.

-          Il y a certaines personnes qui se posent des questions.

-          Pour moi, il n’y a qu’une chose qui compte.

-          Et c’est quoi ? Questionna malicieusement l’autre voix.

-          Toi.

 Rachel en avait déjà trop entendu. Elle ne voulait plus ouvrir la porte, de peur de les déranger. Ses troubles attendraient.

A la fin de la journée, l’accumulation de petits faits tourmentait Rachel. Rien n’allait plus dans son monde. Et plus que toute autre chose, elle se demandait qui était cette autre personne à laquelle son frère tenait beaucoup.

 
En mode malade... La suite dans deux jours.... Bises à tous... 
P.S. : Noubliez de donnez votre avis... 

par Perriline publié dans : Cristal de glace ( en cours ) communauté : Amours Acidulés
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Mercredi 14 mai 2008

Coucou tout le monde
Le chapitre 7 de ma co-production avec ma Joy chérie est en ligne ici. Fière de nous parce qu'on ne l'a posté pas à plus de 3 heures du matin.
Désolé pour ceux qui attend les autres suites, je travaille mais c'est long car je veux vous poster des chapitres potables. 
Chouchou, prépare-toi bien car la folle arrive chez toi dans un peu plus de deux semaines^^.  
Gros bisous

par Perriline publié dans : Indicibles cruautés (en cours) communauté : Les Romances Explosives
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Dimanche 11 mai 2008

Un retour

La chaude lumière blanche du soleil d’hiver baignait l’entrée du lycée. Il était quatre heures moins cinq, et la sonnerie de la fin des cours allait bientôt retentir. L’entrée était claire, avec deux chênes qui semblaient monter la garde, mais bien que le portail extérieur fût encore fermé, quelques personnes attendaient déjà. Une jeune femme attendait plus impatiemment que les autres. Bien emmitouflée dans son manteau marron et dans sa longue écharpe en laine mauve, Joana attendait son petit ami. Son grand sac à main contenait les quelques cours dispensés à la fac aujourd’hui, ainsi que ses clés, et le plus important : son portable. D’ailleurs, elle était en train de le chercher pour envoyer un message : «  je t’attends, je t’aime. Joana »
Inconsciemment, un sourire se peignit sur son beau visage. Car Joana était tout, sauf laide : grande, de longs cheveux blond foncé, et des yeux bleus rieurs. Elle savait qu’elle était attirante aux yeux des hommes, elle le voyait dans la rue, à leur regard. Mais un seul avait le droit à ses faveurs. Clément.

Elle l’aimait passionnément. Depuis trois ans. Clément avait un an de moins qu’elle, ce qui expliquait le fait qu’elle vienne l’attendre au lycée. Elle le connaissait depuis la petite enfance, et il avait été son meilleur ami. Avec Jérémy, un autre garçon du même âge que Clément, ils avaient fait les quatre cent coups. Puis elle avait commencé à avoir des sentiments pour Clément, et s’était rendu compte que c’était réciproque. C’est alors que la situation avait changé.           

La sonnerie la tira de sa réflexion, et attira son attention vers la cour intérieure du lycée, dont le portail venait de s’ouvrir.

 

*********

 

-          Non, mais quelle poisse ces devoirs-surprises pour demain ! S’exclama Clément, très énervé.

-          Du calme, Clem., lui répondit Jeremy en défaisant sa cravate.

-          Oui, mais j’avais prévu une soirée romantique avec Joana pour fêter son anniversaire.

-          C’est vrai que c’est aujourd’hui.

-          Oui et il va falloir que je travaille toute la nuit pour être au point demain.

-          C’est pas grave, Clem. Joana comprendra.

Sans s’en rendre compte, ils étaient sortis des bâtiments  pour se diriger vers le portail. Clément et Jeremy refermèrent leurs blousons sur leurs uniformes et de loin, on aurait des jumeaux. Ils étaient dans le seul lycée qui les obligeait à le porter, mais ils trouvaient qu’ils avaient de la chance dans leur malheur, car ils ressemblaient à de simples costumes trois pièces noirs. Les deux jeunes hommes étaient de taille semblable, assez grand mais c’était là, leur seul point commun. Jérémy était des cheveux blonds très courts, la limite du blanc mais des grands yeux marron qui étaient tellement expressif qu’ils parlaient pour lui tandis que Clément avait des cheveux bruns, qui poussaient dans tout les sens et des yeux marron auxquels se mêlaient du vert.

Un grand sourire se dessina sur le visage de Clément quand il aperçut l’être de ses rêves qui l’attendait au portail. Et il savait qu’il n’était pas le seul. Sa petite amie attirait les regards, il le savait. Mais elle était avec lui, et il tenait profondément à elle.

Il fronça les sourcils quand il vit qu’elle portait une jupe droite grise qui lui descendait jusqu’aux genoux, ainsi que des bottes à talons. Décidément, il pensa qu’elle n’avait jamais froid.

Arrivé à sa hauteur, il l’embrassa chastement, puis ils partirent en direction de la petite voiture de la jeune femme garée un peu plus loin.

Ils entrèrent tous les trois dans la voiture ; Clément, à l’avant, échangea  un long baiser avec sa petite amie, comme pour se faire pardonner.

-          S’il vous plaît, pas ici, dit une voix à l’arrière. Il y a des âmes sensibles dans cette voiture. 

Les deux concernés se retournèrent vers  Jeremy, qui était à l’arrière du véhicule, et se mirent à rire devant sa mine dégoûtée.

-          Ah oui, c’est vrai que tu es de nouveau célibataire, dit Joana, se retournant et démarrant la voiture.

-          Depuis combien de temps ? Demanda Clément, ironique, à son ami de toujours.

-          6 jours.

-          Et c’est la combien  depuis le début de l’année scolaire?

-          La cinquième. Pourquoi ?

-          Jeremy, il va falloir que l’on se parle, dit la jeune femme.

-          Que veux-tu, la nature féminine est un vrai mystère pour moi.

Ses meilleurs amis soupirèrent de désespoir face à ce cas désespéré.

 

*********

 

Quand elle ouvrit la porte, Joana sentit la douce odeur d’un poulet au caramel cuit au four. Le plat qu’elle adorait et que seule sa mère savait préparer comme il faut. Cela atténuait un peu la tristesse qu’elle éprouvait face à l’annulation de sa soirée romantique, mais elle comprenait son petit ami. Les études devaient passer avant tout, même si ça l’attristait un peu.

Après avoir posé son sac, son manteau et son écharpe dans le couloir de l‘entrée, elle prit la direction de la cuisine, où elle trouva son père assis à table, et sa mère devant  les fourneaux.

-          Bonjour, mon ange, dit tendrement son père en se retournant.

Elle lui déposa un baiser sur le front, ainsi qu’un autre à sa mère. Elle s’assit en face de son père.

-          Alina n’est pas là ?

-          Si, elle est au téléphone avec Laurent. Tu sais comment ils sont ensemble, même au téléphone.

-          Oui…

Elle eut un gros soupir.

Alina était sa grande sœur, âgée de vingt ans, aux cheveux roux de flammes, et aux yeux marron rieurs. Son fiancé, Laurent, l’aimait énormément. Joana adorait sa sœur, et cela était réciproque. Son fiancé était le grand frère de son petit ami Clément, et c’était une vraie crème avec elle, mais un véritable diable avec les autres.

-          Me voilà, dit Alina en posant le téléphone sur son socle, et en s’asseyant à côté de sa sœur.

-          C’était long, dit son père avec un soupçon de reproche.

-          Non.

-          Une heure et quart, Alina.

-          Oups. Désolé.

Ce fut la seule chose qu’elle trouva à sortir à son père.

-          Je vois que même tes heures au téléphone n’ont pas changé, petite sœur, dit une voix masculine derrière elles.

Les deux sœurs sursautèrent, et se retournèrent vivement.

-          Grand frère.

Un jeune homme de vingt-deux ans, d’un très grand charme, se tenait à l’entrée de la cuisine. Avec ses cheveux noirs coupés courts, un visage aux traits durs, et habillé d’un costume trois pièces gris foncé et d’un long pardessus marron, il dégageait un charme fou, attirant tout le monde vers lui.

Cela facilitait l’exercice de sa profession, avocat.

Il était le fils prodigue, le surdoué.

Tout au long de sa scolarité, il avait eu quatre ans d’avance. Il était la fierté de ses parents, qui se disaient qu’ils n’avaient pas raté leurs enfants, et ils en étaient très fiers.

-          Je suis venu pour ton anniversaire.

Joana se jeta à son cou.

-          Je suis si contente de te voir, grand frère. Ca fait plus d’un an que tu n’es pas venu à la maison.

-          Je sais, mon ange. Je sais. Maintenant, tu vas me voir plus souvent ici. Je vais travailler dans la ville.

Son autre sœur se jeta à son cou, l’étouffant à moitié.

-          C’est vrai ? Demanda Alina.

-          Oui.

La tristesse de Joana s’était envolée. Son frère adoré lui avait fait son plus beau cadeau d’anniversaire.

Cet article est beaucoup plus long pour me faire pardonner du dernier article.
Bon, vous avez une Perri remontée à bloc par un court séjour à Paris absolument génial. J'ai bien dû faire une quinzaine de kilomètres à pied pour une grande ballade informel dans Paris ( Merci Seb ) et une superbe exposition sur Babylone au Louvre ( Merci Loïc sauf pour la remontée entière des champs pour rentrer à l'appart, mes pieds s'en souviennent ). Et un concert démentiel d'Arc~en~ciel au Zénith. Ca voulait le coup d'attendre quatre heures^^ ( et bonjour les coups de soleils ).
Désolée pour ce passage racontage de life mais ça fait du bien. Je vais me mettre au travail pour vous offrir de nouvelles d'ici la fin de la semaine prochaine^^.
Gros bisous à tous ceux qui passent ici.  

par Perriline publié dans : Secrets (en cours) communauté : Lawful Drug
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Vendredi 9 mai 2008

Coucou tout le monde. Voilà la suite de cette fic mignone comme tout. Je sais qu'il est court mais c'est normal, je ne voulais pas trop en dire.

Une semaine après, Mika n’arrivait pas à savoir où cela en était entre sa sœur et son meilleur ami. Ni Erwan, ni Rachel n’avaient soufflé mot. Mais pour le moment, il était aux prises avec le proviseur du lycée pour lui faire comprendre que Loral, le président des élèves, ne pouvait pas s’occuper de tout dans le lycée. Des fois, Mika se demandait pourquoi c’était à lui de faire tout ça pour Loral.

-          Parce que tu le veux bien, répondit une petite voix dans sa tête.

En sortant de l’administration, Mika vit sa petite sœur qui passait avec un grand sourire, suivie derrière elle par un troupeau d’élèves de sa classe.

Pendant toute la journée, il se questionna sur la drôle de situation qu’il avait vue. Quand le soir fut venu, Mika prit sa sœur à part pendant qu’elle cuisinait le dîner.

-          Pourquoi une tel sourire, ce matin ? Et pourquoi un troupeau d’élèves te suivait ?

-          Aujourd’hui, dans la classe, ils ont tous eu une boîte au dernier contrôle de maths et moi, j’ai eu une super note, dit Rachel en mettant les oignons qu’elle avait préparés dans la poêle.

-          Y’a que ça ? T’es sure ?

-          Ils voulaient que je les aide. Mais pourquoi je le ferai ? Leurs mauvaises notes ne sont dues qu’à eux et à leur travail peu fourni. Moi, je n’y suis pour rien.

-          Et alors, tu ne vas pas les aider ?

-          Non, c’est très drôle de voir leurs têtes.

-          Tu es quand même dégueulasse, dit Mika en comprenant que rien ne ferait changer sa sœur d’avis. Il la prit par les bras et l’obligea à le regarder dans les yeux.

-          Et moi, tu ne m’aideras pas ? Questionna Mika.

-          Mais non, tu n’as rien compris. Tu es mon frère adoré, dit-elle en lui posant une main sur la joue. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour t’aider.

-          Merci, lui dit-il en la serrant dans ses bras.

Des larmes commençaient à perler dans ses yeux. Ils restèrent un moment comme cela.

-          Dis, ça ne sent pas le brûlé ? Demanda Mika d’un seul coup.

-          Euh, si, ajouta Rachel. Merde ! Les oignons sont en train de cramer, et la poêle aussi ! Dit-elle en regardant son instrument de cuisine tristement. C’est de ta faute, Mika !!!

-          Ce n’est rien, la consola Mika. Je vais le faire. Tu peux aller finir tes devoirs.

-          Thank you ! Cria Rachel en montant les escaliers.

Une fois dans sa chambre, assise à son bureau, elle n’arriva pas à se concentrer sur les diverses formules à retenir. Ce que lui avait dit son frère dans la cuisine était gravé dans sa mémoire. Elle se mit à réfléchir à haute voix, comme pour essayer d’organiser les pensées qui s’agitaient dans son cerveau.

-          Pourquoi il ne dit rien ? Avant, il n’y avait rien entre nous, aucun secret, aucun non-dit. Cela a commencé quand ?

 Et elle fondit en larmes sur son bureau.

C'est un article programmé car je suis à Paris pour le concert d'Arc~en~ciel. Je poste la suite dès que je rentre^^. Gros Bisous à tout le monde. 

par Perriline publié dans : Cristal de glace ( en cours ) communauté : Amours Acidulés
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Jeudi 8 mai 2008

Bon, je vous présente une nouvelle fic  ( enfin qui est commencé depuis 2 ans ) mais que je posterais pas tout de suite. c'est un yaoi mais pas seulement ça. J'ai hésite un long moment avant de me décider à la publier. D'une part parce que j'ai perdu une partie des chapitres écrits à la main ( je les ai retrouvé il y a une semaine en rangeant mes cours de lycée que je rêvais de brûler) et de d'autre part, parce que l'histoire ne se focalise pas vraiment sur un personnage particulier.   

Ils sont huit. Clément, Jérémy, Benjamin, Laurent, Clavis, Joanna, Elisa et Louise se connaissent depuis leur plus tendre enfance. Alors que tout semble parfait autour eux, le décor idyllique se défait au fur et à mesure et de nouvelles intriques amoureuses naissent, des secrets apparaissent.

N'hésitez pas à demander votre avis. Merci beaucoup ^^

par Perriline publié dans : Secrets (en cours) communauté : Lawful Drug
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Jeudi 8 mai 2008

Hello tout le monde.

On est contente d'annoncer que le chapitre 6 de notre co-prod est sorti ici. Allez tout lire, le chapitre est excellent^^. On était morte de rire devant. On espère qu'il vous plaira.
Ma joy chérie, c'est une illusion de ton esprit, tu n'es pas poursuivie par des chaussettes^^.
Gros Bisous

par Perriline publié dans : Indicibles cruautés (en cours)
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Mercredi 7 mai 2008

 

Ce chapitre peut choquer...

Face cachée 

 

 

Les yeux rouge sang de Rafaël se dilatèrent sous l’effet de la surprise. L’espace d’un instant, on pouvait lire de nombreuses choses dans son regard. Cela amusa Chilma.

-          Comment ça, un travail pour moi ? Dit le jeune homme d’une faible voix. 

-          Oui. J’ai besoin que tu tues pour moi.

La seule réponse qui lui répondit fut le silence de Rafaël. Dans sa tête, de nombreuses choses étaient en marche.

-          D’accord. Je le ferai.

-          Bien.

Chilma glissa une main dans sa tenue de juge pour en sortir un parchemin scellé de cire rouge. Le sceau des juges était apposé dessus. Le juge tendit son bras, et l’objet glissa lentement de ses doigts pour flotter dans les airs. Il se posa délicatement sur les draps, devant son successeur. Rafaël le prit, enleva  le sceau, et lut en silence. Pas la moindre émotion ne sortait de ce visage.

-          Très bien, je le ferai.

-          Ça ne te pose pas de problème ?

-          Non. Ce passé est loin derrière moi, à présent. Et puis, je dois faire tout ce que tu veux, maintenant.

Le juge eut un soupir. Ce n’était pas ce qu’il voulait mais Rafaël semblait prêt.  La place allait bientôt être cédée, mais Chilma sentit comme un pincement à son cœur resté froid pendant la majeure partie de sa vie.

-          Je veux que ce soit fait ce soir, dit Chilma d’une voix qu’il voulait dure.

-          Oui.

-          Et le silence est de rigueur.

-          Bien.

Rafaël ouvrit plusieurs fois la bouche pour en sortir des paroles sans son, jusqu’à ce que le juge lui demande à voix basse ce qu’il voulait.

-          Mes vêtements, s‘il te plaît, dit Rafaël dont la voix semblait avoir un écho de honte et de rougeur.

Chilma prit les affaires qu’il avait soigneusement pliées quelques heures auparavant, et les posa sur le lit, à côté du jeune homme. Puis il s’en retourna, jusqu’à poser une main sur le chambranle de la porte de la chambre.

-          Si jamais tu vois un homme aux vêtements de cuir noir, aux cheveux mauves et aux yeux gris clair qui semble avoir vécu depuis le début du monde, fuis le aussi loin que tu puisses. Le plus silencieusement du monde.

-          Pourquoi ?

-          C’est un fléau de mort.

Et le juge quitta la chambre sur ces mots énigmatiques, emprunt d’une peur profonde.

 

ooOOoo

 

Six ans. Presque six ans qu’il n’avait pas senti  cet air pur qui courait dans la plaine de Laitris, au creux des montagnes.  Les bâtiments de l’académie militaire de Bromale se dressaient fièrement en son sein. Rafaël se trouvait sous le plus grand arbre du parc, sous lequel étaient enterrés tous ses anciens camarades, tués de la main de Chilma. A présent, il n’arrivait pas vraiment à lui en vouloir, plus maintenant qu’il savait une partie de la vérité, apprise par la bouche de Malhirin, après lui avoir soutiré difficilement quelques informations.

Il adressa une prière silencieuse aux corps ensevelis, ainsi que des mots d’excuse, pendant quelques minutes qui pouvaient sembler une éternité. Puis il promena son regard sur ce lieu qui fut un temps son foyer. Les lumières étaient éteintes, il ne semblait y avoir aucune vie.

Cela lui semblait bizarre, mais il ne s’en formalisa pas plus. Une vieille douleur à l’épaule se réveilla, comme pour lui signaler de commencer ce pour quoi il était venu en ces lieux.

 

ooOOoo

 

Dans une grande salle de conférence, aux boiseries anciennes qui craquaient sous les pieds à chaque fois qu’on marchait dessus, une trentaine de personnes étaient présentes, soit assises sur des chaises à haut dossier marqué d’armoiries anciennes, soit debout dans une attente fébrile.  Des représentants des deux mondes étaient présents, et leur sujet de conversation semblait déclencher l’agitation parmi toute l’assistance.  La seule personne à rester calme était Gwen Raïne, assise, et les mains posées sur son menton.

-          Du calme, s’il vous plaît, messieurs, mesdames, dit-elle au bout d’un moment, d’une voix autoritaire.

Sa seule voix eut le don de faire asseoir chaque personne à sa place respective. La directrice de Bromale eut un profond soupir, avant de se lever. Son tailleur était toujours aussi impeccable. 

-          Nous sommes face à une situation dangereuse, dit-elle, grave.

-          C’est le moins que l’on puisse dire. La guerre vient d’être déclarée. Le continent de Guetaran, continent sur lequel nous nous trouvons, est à présent coupé en deux. Coupé en deux par les humains, dit un homme à l’allure fantomatique, un envoyé des métamorphosis, les manipulateurs de mort.

-          Je sais cela, répondit Gwen.

-          Notre situation est impossible. Nous sommes bloqués.

-          Oui. Les divers états font pression pour que nous leur apportions notre concours à cette guerre.

-          Mais cela est impossible, coupa Gwen. Nous y perdrions notre anonymat que nous avons mis tant de siècles à construire à travers le monde.  

La situation était tendue, et l’atmosphère de la pièce s’en ressentait fortement.

-          De plus, notre projet de créer des hommes de l’ombre à notre solde a échoué.

-          Oui. Apparemment, un des  juges a été mis au courant de nos projets. Seul Rafaël a échappé à ce carnage. Le juge avait pris soin de l’éloigner, commenta madame Raïne.

-          Il est toujours en vie ?  Demanda l’envoyé de métamorphosis.

-          Non. Il est mort, il y a un an de cela.

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